En y réfléchissant c'est pas possible, tu n'avais que 21 ans, tu as même pas eu le temps de les fêtés. J'ai eu l'instinct de St Thomas : je ne crois que ce que je vois.
Pourtant tu étais en au de l'affiche, en première page de l'Yonne Républicaine, dans la rue, c'est marqué en gros « un avallonnais tué en moto ». Je n'y croyais pas. Je te cherchais, même à Dijon!
Alors, je suis venue te voir, à l'hôpital, à la morgue. C'était bien, Toi qui était allongé, là, sur ce brancard. Ce n'était pas un cauchemar c'était LA réalité. Tu paraissais grand, et paisible. Mais, je ni croyais toujours pas, alors j'ai pris ta main, et elle était bien froide, ça voulais tout dire.
Tu étais bien mort ce 29 août 2008. Je ne savais pas quoi dire, mais mon silence et mes larmes ont tout dit. On était comme deux cons face à toi. Habituellement, je t'aurais sortie une vieille vanne... Mais là tu n'as pas fait de blague, pourtant je l'attendais, et je l'attends toujours, mais je crois qu'elle ne viendras pas! On a même pas eu le temps de s'admirer en tant que Candide et Cunégonde! Tu partais pour Brest, loin du cocoon familiale pour en reconstruire un autre avec Delphine, la femme de ta vie! Ça nous paraissait loin, mais là c'est encore plus loin.
Il y a un mois on était entrain de t'enterrer. Ça fait un mois que tu es dans ton urne avec ton doudou, Bob l'éponge, le dessin de Delphine et toi, et pleins de photos...
Dans cette allée, il y a aussi Nicolas et Jordan!
J'espère que tu n'es pas fâché de là haut de nous tous, chialant tout le temps, je sais que t'aimerais qu'on rit de nouveau, mais même si on rit au fond de notre c½ur il y a une blessure qui est toujours ouverte, et qui mettras du temps avant de s'atténuer pour de bon.... Tu nous manques! Et vraiment tu ne mériter pas ça, c'est pas juste, la vie n'est pas juste! On est comme des cons, on la subit et on devrait rien dire et bah nan!